Le conférencier : Jean ETEVENAUX
Historien et journaliste français reconnu pour son érudition et sa polyvalence.
Docteur en histoire et diplômé de l’Institut d’études politiques de Lyon, il a mené une carrière prolifique dans le journalisme, .Parallèlement, il s’est distingué comme écrivain, ayant publié une trentaine d’ouvrages couvrant des thématiques variées liées notamment à l'histoire.
Conférencier apprécié, il partage son savoir avec passion, abordant des sujets allant du patrimoine régional à des figures historiques majeures comme Jean Moulin. Chevalier des Palmes académiques et de l’ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, Il est une figure incontournable du paysage intellectuel lyonnais et français.
Jean MOULIN, héros de la résistance
Jean Moulin, né le 20 juin 1899 à Béziers, incarne l’héroïsme et le sacrifice au service de la liberté. Après des études de droit à Montpellier, il entame une carrière dans l’administration préfectorale. Préfet d’Eure-et-Loir en 1939, il refuse de collaborer avec l’occupant nazi en juin 1940, préférant tenter de se suicider plutôt que de signer un document mensonger. Ce geste marquera son visage d’une cicatrice indélébile, symbole de sa détermination.
Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, Jean Moulin entre dans la Résistance. En 1941, il rejoint Londres et rencontre le général de Gaulle, qui lui confie une mission capitale : unifier les divers mouvements résistants sous l’égide de la France libre. Sous les pseudonymes "Rex" et "Max", il parcourt la France occupée, établissant des liens entre les groupes clandestins malgré les dangers omniprésents.
En mai 1943, il parvient à réunir le premier Conseil national de la Résistance (CNR), un exploit qui scelle son rôle central dans la lutte contre l’occupant. Mais le 21 juin 1943, lors d’une réunion à Caluire-et-Cuire près de Lyon, il est arrêté par la Gestapo. Soumis à des tortures inhumaines par Klaus Barbie, il garde le silence pour protéger ses camarades.
Jean Moulin succombe à ses blessures le 8 juillet 1943 lors de son transfert vers l’Allemagne. Son sacrifice ultime fait de lui une figure emblématique de la Résistance française. En 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon lors d’une cérémonie poignante où André Malraux prononce un discours vibrant, inscrivant pour toujours Jean Moulin dans la mémoire nationale comme un héros immortel de la liberté et du courage.